J’aime la sculpture quand elle est monolithique et massive mais j’aime aussi qu’elle soit légère, disjointe, précaire, vulnérable. Plus j’avance et plus le faire prend de l’importance. En abordant matériaux et techniques de façon empirique, je prends plaisir à fabriquer manuellement des objets qui sont, pour moi, comme des indices ou les fragments d’un récit. Les relations entre les œuvres m’intéressent autant que les œuvres elles‑mêmes que j’ai tendance à considérer comme simples pièces détachées. Je porte une attention particulière à leur ordonnancement dans l’espace, cela pourrait s’apparenter à l’organisation du logis ou aux jardins zen. Lorsque l’occasion s’y prête, j’apprécie de pouvoir instaurer un peu de porosité entre le cadre bâti, le dispositif de monstration et ce qui est présenté.

I like sculpture when it is monolithic and solid but I like it even more is when it is lightweight, disjointed, precarious, vulnerable. By addressing the materials and techniques in an empirical manner and without fear of being clumsy, I produce objects that for me are snippets, clues, and fragments of stories that I arrange in space. The relationships between the works interest me as much as the works themselves; this could be similar to the arangement of a dwelling, to Zen gardens or to rebuses. I like to be able to lean my work slightly on architecture, to establish porosity between the built framework, the display and what is presented.
Marguerite Pilven, octobre 2015
Benoît Blanchard, avril 2015
Guillaume Mansart, novembre 2014
Jérémy Liron, février 2014
Katia Jaeger, octobre 2013
Benoît Blanchard, septembre 2013
Thierry Chancogne, avril 2012
Gallien Déjean, mai 2011
David Vivarès, 2009